Le sondeur... |
Qu'on me comprenne bien : ce n'est pas la mise en service et le fonctionnement du sondeur qui posent problème, car si on lit bien le mode d'emploi la plupart des fonctions sont maîtrisées en deux ou trois sorties. Ce qui prend du temps c'est d'arriver à interpréter correctement puis à exploiter les informations transmises par l'appareil. Cela demande une certaine gymnastique intellectuelle, et les pièges sont nombreux. Nous verrons plus loin dans cette série d'articles comment déjouer ces pièges.
- Lecture du fond dans les grandes lignes (déclivité, présence d'obstacles ou d'herbiers, dureté du fond).
- Détection des poissons entre deux eaux et à proximité du fond ou d'obstacle (dans certaines conditions).
- Pour les modèles haut de gamme, détection du leurre, du poisson mort manié ou du montage s'il se trouve à la verticale de la sonde. Autrement dit dans certaines conditions, à vrai dire assez rares, le sondeur permet de pêcher à vue. Ce n'est pour ainsi dire qu'un effet de bord, certes spectaculaire quand ça réussit, mais certainement pas un objectif prioritaire, sauf dans quelques cas très particuliers (silure au clonk par exemple). Dans l'ensemble, comme nous le verrons, il existe des façons plus efficaces d'utiliser les informations fournies par le sondeur.
- Une lecture fine du fond, notamment en relief très pentu où des obstacles de taille importante peuvent être "gommés" par le sondeur (zone d'ombre, effet de "nivellement"). Dans certaines conditions défavorables, le sondeur peut être d'une imprécision déroutante, il faut s'en rappeler et ne pas s'y fier aveuglément.
- Détection des poissons collés au fond, sauf cas rare. Tout sondeur est "aveugle" dans les derniers décimètres, et cette zone d'ombre
peut varier considérablement selon la pente, l'angle du cône etc. Rarement inférieure à 20-30 cm, elle peut atteindre plusieurs mètres en zone de falaise !
- Identification des poissons (sauf cas particulier, par exemple gros poisson très typé genre silure). On voit du poisson, certes, mais quant à dire s'il s'agit de brèmes, de sandres ou de carpes, c'est une autre histoire. La frustration peut être grande quand le sondeur nous montre du poisson partout et qu'on ne prend rien, ce qui arrive souvent.
- Faire d'un pêcheur débutant un spécialiste. Il ne fait aucun doute que l'exploitation des informations données par le sondeur est largement dépendante de l'expérience du pêcheur, de sa connaissance du poisson recherché ou du plan d'eau.